Notre bulletin d'information
Edito du n° 100, de janvier 2026
« 100 disques de jazz »
Eh bien voilà, c’est arrivé : le Porte-Voix a atteint l’âge vénérable de 100 numéros ! Un exemplaire est conservé dans nos archives depuis le premier numéro. Depuis à présent deux ans, nous le distribuons essentiellement par courriel en format pdf, par souci écologique.Pour fêter cela, voici une liste de 100 disques de jazz. Un exercice très risqué n’est-ce pas, mais cette musique n’a-t-elle pas le risque dans ses gênes ?!…Risqué car subjectif. D’autant plus lorsqu’on s’efforce (sans toujours y parvenir…) de ne choisir qu’un disque par musicien. Outre le vocal, on notera un fort goût pour le piano. Très peu de guitaristes, de violonistes, de trombonistes, de clarinettistes. Et quasiment que du jazz acoustique.Si vous trouverez bien ici la plupart des grands créateurs, certaines absences risquent de faire hurler. Quoi ? Aucun disque de Pat Metheny (g) ? De John Scofield (g) ? De Michael Brecker (sax t) ? De Chris Potter (sax a) ? De John Zorn (sax a) ? De Steve Coleman (sax a) ? De Roy Hargrove (tp) ?On trouvera en revanche quelques pépites totalement confidentielles. Cette liste ne prétend donc, on l’aura compris, à aucune universalité. Elle vise surtout à vous fournir des repères et à vous inciter à la découverte.Car en jazz, l’écoute, on ne le dira jamais assez, est au cœur de l’apprentissage. Dans Whiplash, le film que Damien Chazelle a consacré au parcours d’un jeune batteur de jazz, on ne le voit jamais écouter un disque : seulement travailler sa technique (jusqu’à se faire saigner les mains !). Le film ne manque pas de qualités, mais pour ce qui est du jazz, il en donne une image étrange, surprenante venant d’un cinéaste qui a lui-même été batteur (son film, comme souvent les premières œuvres, est largement autobiographique).Ecouter, d’une manière active, en cherchant à capter tout ce qu’il y a à entendre, est aussi important que de travailler son instrument. Le présent numéro 100 apporte, modestement, sa pierre à un tel édifice. Pour honorer cet événement en musique !
Jérôme Duvivier